Pour Richard Mazelier, l’année 2012 est à marquer d’une lame blanche puisque ce fils de coutelier, depuis quatre générations, lance la première collection de couteaux Henri Mazelier. Une collection haut de gamme entièrement créée par le designer Cédric Ragot et intégralement produite à Thiers.

Par essence, quels qu’en soient la nature et le contenu, une collection s’ouvre pour ne jamais se refermer, à l’inverse du couteau fermant, exercice obligé pour tout coutelier digne de ce nom.

La première collection de couteaux Henri Mazelier compte naturellement en son corpus inaugural un modèle de fermant baptisé Le Fermant de Table, véritable oxymoron du genre, ou l’art de trancher dans le vif en arrondissant les angles. Pour ce couteau de poche passé à table, comme pour les autres modèles de la collection Henri Mazelier, totalement inédits, Cédric Ragot s’est inspiré du couteau laguiole. Identitaire et générique à la fois, ce couteau-père d’une vaste famille est connu pour son caractère bien trempé. « Simple et beau, ancestral et moderne, il s’en dégage une vraie noblesse » commente Cédric Ragot. Une noblesse formelle dont il suscite avec brio une contemporanéité affûtée.

Ainsi des deux couteaux à usage, le Petit Couteau à Fromage et le Grand Couteau à Fromage, « aveyronnais stylisés, épurés, dépouillés, ramenés à l’essentiel ». Et surtout dotés d’un magnétisme unique qui leur permet de plancher avec élégance sur le service et la découpe conviviale des fromages. Également dessinée par Cédric Ragot.

Enfin, la première collection Henri Mazelier dévoile un modèle exclusif et jamais vu encore pour la table: un couteau à capuchon ou le katana, histoire d’en pointer l’usage décalé et protecteur avant tout, mais volontiers décliné en usage pour la table, en duo et plus si affinités. D’autant que son capuchon peut être utilisé comme… porte-couteau!

A sa collection inaugurale de couteaux d’usage lancée en 2012, la jeune maison de coutellerie française Henri-Mazelier ajoute une série de lames de ville incisives, le Hausmann, le Tsuba et le Legend, toujours dessinées par Cédric Ragot.

Épure pour signature : de l’office à la table, chaque modèle tranche dans le vif, casse les codes, redessine les usages, redéfinit les rituels. Par ce geste, Henri-Mazelier participe d’un inventaire contemporain forgé à l’aune du partage et des références, aiguisé à celui des nouveaux appétits.